21 mars 2007
Journée de poésie
Le 21 Mars, premier jour de Printemps et journée mondiale de poésie!
Je ne peux pas laisser passer un tel moment sans laisser ma petite trace, quelques vers pour souhaiter longue vie aux fleurs et aux mots:
"Petite lanterne cassée
La lumière tressaille au vent qui crie
Pas de chagrin
Pas de chagrin
La vie retourne sa cape au vent
L'amour s'est caché
Au fonds du coeur
Hiberne dans la fourrure échauffante
Du petit ours qui a quitté le ciel
Clandestinement
Et de pluie, et d'hiver
La flamme ne s'éteint pas
Quand s'est brisé le verre
De la lampe sans magie
Qui promet des trésors
La vie retourne sa cape
Pourtant
Clin d'oeil et soleils
Le temps souffle sa chanson
Et murmure ses prières
Il sait qu'elles changeront encore
Les saisons"
Kaltoum Juillet 2006
04 janvier 2007
Casablanca encore :)
Trop de bruit et des pas fous
Trop de couleurs
Et des cartes de coeurs déchirées
Une odeur de brûlé et de voitures
Qui donne le vertige
Ville pleine
Parfois
Je te craint
La rage qui tranpire par tous tes pores
Et les destins mélangés par le sort
Dans tes tourbillons
03 janvier 2007
Presque heureuse
Presque
Incolore existence
Passer le film et repasser
Effacer
Paisible ignorance
Les yeux heureux et fermés
J'ai la bonne musique pour recommencer
A chanter
J'ai la bonne source
Pour boire le jus des instants
Où je ris
Encore
11 décembre 2006
La lumière née
d'un cauchemar.
Lorsque les étoiles sont entrées dans leur écrin, ce matin il y avait un peu plus de lumière, dans mon coeur.
Samedi était gris, et il faisait trop froid Dimanche. J'ai passé la moitié de la journée entre les pages d'un roman. Me griser de mots, et plonger dans un monde qui n'est pas le mien, être un personnage, puis l'autre être l'écrivain.
Les phrases me guidaient et m'interpellaient, je les ai utilisé à ma façon, pour donner un sens à quelques faits de ma vie, et un contenant à certaines pensées qui flottaient dans ma tête. Quand j'ai besoin de réfléchir, ou prendre du recul, je lis beaucoup. Je peux rester deux jours d'affilée, plongée entre les pages, jusqu'à la migraine. Je viens de comprendre pourquoi.
C'est pour traverser la vie et passer de l'autre coté du miroir, me regarder de l'extérieur, changer de lunettes, changer de ciel. Les mots que quelqu'un d'autre a écris me vident de ceux que j'ai du mal à trouver, ceux que j'ai du mal à dire. Je continue et je vois tomber des morceaux de marbre, à coup de questions et de réponses, défaire toutes les sculptures. Je mépuise au voyage, je m'épuise au défi. Et si un livre ne suffit pas j'en prend un autre, je poursuit mon asenscion, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de nuage sur mon front, ni de tension. Jusqu'a ce que je ne soit plus qu'une ligne claire dans mon horizon.
Et je m'endors le coeur légèr, et la tête lourde. Je me dis parfois, ça doit être ça la gueule de bois. L'expression d'un excès de "l'ivres" :).
Ma nuit a suivi le même mouvement, speedée, incontrôlable. Rêves et cauchemars, mes atentes et mes peurs, se sont succédés dans une danse déraisonnable. Je me suis réveillée avec un drôle de goût dans le coeur, un gôut joyeux qui m'a surpris.
La lumière était née du noir.
09 décembre 2006
Aimant
Aimant,
Crépite au vent d'une nuit
Feu hybride
Des chapitres de ma vie, des arbres
Et des fantômes pèlerins dans mes pensées
Seulement avides
De nourrir les flammes
Dans les débris et dans mes brisures
Attelant des licornes sur les champs
Illusion amusante et doux enfantillage
De croire que tu m'appelles à la vie
D'ailleurs
Ici l'hiver m'ennuie
Aimant
Damier martelé par les larmes
Un tel éloignement, de tels regrets pèsent
Sur ton coeur
Et je m'apaise de ces phrases que je t'écris.
Aimant brûlé
Et abîmé
05 décembre 2006
Matin d'hiver
ça sent l'herbe, la pluie a laissé ses perles
Sur mes doigts
Et je peins sur le sol
Des tâches en vert
Comme on dessine naïvement
Pour parler sans voix
Mon pas glisse sur la mousse fragile des rêves
Et des chansons surgissent
Du craquement des branches
Sous le doux vent qui se lève
Je les respire
Me remplit le coeur
De leur parfum
Je les respire
Et je suspend le temps
Dans l'air d'un doux refrain
J'écoute et je me rapproche
Des pétales
Je ramasse sur la terre
Quelques mots
Et je ferme la main
Ma main dans la tienne
Je glisse secrètement dans le battement d'une veine
Mes éclat de rire
Et mes poemes
27 novembre 2006
Intuitive Casablanca
Sur les bords de ton verre de thé
Les étoiles chanteuses
Qui se sont accrochées
Dans tes lèvres
Chaque jour
Changent ma vie
Seulement nue
Comme une âme qui s'enivre de toi
Chaque soir
Seulement émue
Par le murmure des plus beaux espoirs
Alors souris, souris
Pour racheter le temps égorgé
Dans les plaies et le noir
Souris aux ombres qui attendent
Un orage généreux
Des pluies, des amours
Des chansons parfumées
Au jasmin
Sur tes trottoirs
22 novembre 2006
Une ligne

Je veux glisser entre les lignes
Du jour en déclin
M'habiller de lumières
Fraiches
Et être un fil de soleil
Eternelle
Carrés de son
Félures sur des faces en béton
La ville me fuis
Ma vie est une ligne
A l'horizon
Parmis les arbres et les ombres
Mon reflet se dessine
Je me reconnais dans le mouvement lent
De la brume
(Coucher de soleil sur Casa)
19 novembre 2006
Rose

Rose pâle
Goût acidulé de pétales
Dispersés sur du sable brûlant
Comme nos rêves qui attendent
Sur les plages de nos vies
Une vague qui les embrasse
En passant
Rose étoile
Des neiges éternelles
Perchées sur nos épaules
Fraicheur de notre enfance
Que rien n'efface
Sommets joyeux
Lumière qui brille
Fidèle dans nos yeux
Rose azur
Baiser du soleil sur front de la nuit
Toile au crayon ephèmère
Qui embellit à la fin jour
La terre endormie
Rose
Comme on s'aime
Comme on se cherche et comme on s'oublie
Rose qui souffle la magie
En douceur
Comme une main de femme
Qui enfante la vie.